Parce qu'il faut bien commencer par quelque chose ...

Un jour il y a eu une présentation ici...
Mais comme j'ai jamais été douée pour les présentations, ben, y en a plus.
C'est vrai que ça sert pas à grand-chose de faire un article pour dire des trucs comme je m'appelle Marianne, j'ai 14 ans, sur ce blog vous trouverez principalement des textes que j'écris, etc ...
Donc voilà. Et puis si vous avez des questions à me poser vous avez qu'à me les poser.



Je viens de me rendre compte que c'est une présentation.
Et qu'elle est pire que l'ancienne ...

# Gepost op donderdag 21 mei 2009, 05u41

Gewijzigd op vrijdag 04 december 2009, 12u03

Envol ...

Un pitit texte...


« J'ai envie de m'envoler ».
Cet
te phrase tourne et retourne dans ma tête. Inlassablement.
J'ai envie de m'envoler.
L
e ciel m'a toujours fascinée. La nuit, j'aime regarder les étoiles. Le jour, ce sont les nuages, blancs, gris, toujours en mouvement, libres et légers.
J'
ai envie de m'envoler.
Les g
ens ne me connaissent pas. Je n'ai qu'une seule vraie amie avec qui je partage tout, les autres me prennent pour une fille normale et sans histoires. Ils pensent que je suis heureuse. Mais ils ne savent pas que mon sourire est feint, que ma joie ne dure que le temps du collège, que la nuit entend souvent mes larmes.
J'a
i trop de problèmes et pas assez de solutions. Et pourtant, j'en cherche, je me bats en moi-même pour en trouver, mais je n'y arrive pas.
S
i seulement je pouvais m'envoler...
Bi
entôt. Bientôt je m'envole. Demain. Quand ma décision est prise, je ne reviens pas dessus.
Le l
endemain, le ciel est gris. Je marche jusqu'à la falaise qui surplombe l'océan, puis jusqu'à l'endroit où elle s'arrête, et j'attends.
Je prends
une grande respiration. L'air sent la fraicheur des embruns salés. Bientôt je vais m'envoler.
Un sourire étend mes lèvres. Et pourtant quelque chose me retient encore.
«
Pas maintenant, attend ! » Mais pourquoi attendre ? J'ai tout ce dont j'ai besoin pour voler.
La lég
èreté. Avec le bonheur, j'ai perdu l'appétit. Et quelques kilos.
Le v
ent. Il joue avec mes cheveux et me pousse vers l'océan.
Me
s ailes. Elles sont là. Dans mon dos.
Un cai
llou tombe dans la mer. Ai-je vraiment des ailes ?
Je doute à présent ! Mais non, je ne peux pas renoncer au dernier moment !
Tant
pis, je tends les bras, gonfle mes poumons et mets mes doutes de côté. Je sens le vent arriver. Je vais enfin m'envoler. Je vais...
« Tu ne pe
ux pas voler, tu n'as pas d'ailes. »
Il
a parlé en même temps que mes doutes. Juste à temps.
Je
recule et me retourne, le c½ur battant.
Il est
là, debout dans l'herbe. Lui. L'ami du cousin de ma meilleure amie. Je l'ai déjà croisé au collège. Il a de très beaux yeux. Des yeux qui me parlent. Viens, n'aie pas peur.
Un
rayon de soleil passe à travers les nuages.
Je suis à côté de Lui.
« Merci » Pas plus audible qu'un murmure mais il a compris.
Son visage est à quelques centimètres du mien, son souffle me caresse. Ni moi ni lui ne bouge. Nous savons la vérité mais avons peur de l'admettre. Nous attendons que l'autre en fasse une certitude pour l'avouer.
Je
sens un papillon sur mes lèvres. Léger, si léger, si doux.
Ça y
est.
Je
m'envole.
A
vec Lui, cette fois.
[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op vrijdag 03 juli 2009, 06u52

Gewijzigd op dinsdag 08 december 2009, 15u18

La page trouée

Voici une nouvelle que j'ai écrite pour un concours. Bon, j'ai pas gagné mais je l'ai montrée à Pierre Bottero qui n'en n'a dit que du bien. si vous voulez lire les nouvelles gagnantes, c'est ici .

La page trouée


Par la lucarne du grenier de sa grand-mère, Maya regardait la pluie tomber. Elle poussa un soupir excédé : c'était bien la peine de passer les vacances à la campagne s'il pleuvait tout le temps. Elle se détourna de la fenêtre, et se souvint alors qu'il y avait au grenier une bibliothèque qui contenait des livres très anciens, et qui étaient souvent très intéressants. Elle s'en approcha.

Au milieu des ouvrages pleins de poussière, Maya trouva un énorme cahier dont les lignes étaient remplies d'une écriture manuscrite difficilement déchiffrable, sûrement celle d'un membre de sa famille.
Mais ce livre était abimé : un grand trou le traversait de part en part.
Maya s'en moquait. Elle s'assit sur une vieille chaise et commença à lire.
Elle s'arrêta : elle avait entendu son nom, murmuré par une voix lointaine. Troublée, elle se remit à sa lecture, mais la voix revint, plus forte cette fois-ci. Maya essaya de l'ignorer, mais la voix s'insinuait en elle comme un souffle glacé.

« Maya, disait la voix, Maya, aide-nous ... nous sommes prisonniers depuis si longtemps ... délivre-nous ... Maya ... Maya ... Sans toi nous sommes perdus ... viens Maya ... viens ... s'il te plaît ... »
La voix semblait tellement désespérée que la jeune fille, prise de pitié malgré la crainte, murmura :
- Comment puis-je vous aider ?
« C'est très simple, Maya, entre dans le trou de ce livre, et laisse-toi guider jusqu'à moi. »

Hésitante, elle commença par mettre sa main dans le trou. Puis elle y enfonça son bras, et le reste de son corps suivit.
Elle fut alors entraînée dans un tourbillon de lumière. Elle tourna, tourna, de plus en plus vite, puis soudain, fut expulsée de cet espace surnaturel et arriva sur une étendue d'herbe.

Un homme se tenait devant elle. Un homme ... presque un fantôme. Il était maigre à faire peur, et d'une pâleur cadavérique. Son visage était dévoré par les rides. Maya lui aurait donné au moins cent ans.
-Mademoiselle, lui dit-il, vous êtes Maya, c'est cela ? Celle qui va venir sauver mon peuple ? Celle que nous attendons tous ?
Sa voix, qui tremblotait légèrement, semblait désemparée.
-Oui Monsieur, je suis bien Maya, mais je ne sais pas si je vais pouvoir sauver quiconque. Mais d'abord, qui êtes vous ? Que se passe-t-il ici ?
-Je suis ... l'homme. Ici, vous êtes dans le monde d'un livre qui n'a jamais été fini. L'auteur est mort avant... et il ne m'a pas donné d'autre nom que "l'homme". Et à cause de la mort de notre auteur, ici, il ne se passe plus rien depuis cent cinquante ans, nos réserves de nourriture sont épuisées, nous mourons de faim mais ne pouvons mourir réellement. Nous vous avons appelée - grâce au trou du livre - car vous êtes la seule descendante directe de notre créateur. Vous seule pouvez nous sauver !
- Je comprends, mais je ne vois pas comment vous aider.
Cet endroit étrange angoissait Maya, et elle ne souhaitait pas y rester plus longtemps.
- Comment puis-je rentrer chez moi ? demanda-elle d'une voix faible.
- Vous voulez partir ? Il n'en est pas question ! répondit l'homme.

Il siffla un coup. Aussitôt, une foule d'hommes et de femmes squelettiques et visiblement épuisés par la vie se forma autour de lui.
Instinctivement, Maya se mit à courir, mais la foule se lança à sa poursuite. Les forces décuplées par la peur, la jeune fille accéléra.
Mais le souffle lui manquait. Elle devait ralentir, au risque d'être rattrapée.
Elle s'arrêta. Devant elle, plus d'herbe. Seulement du vide, noir comme un gouffre sans fond, et... une petite fille, assise au bord du trou.
- Tu voudrais rentrer chez toi ? demanda-t-elle à Maya d'une voix enfantine
- Oui. Tu saurais comment faire ?
- Oh, c'est simple, saute dans ce trou ! Il a le même usage que celui de ton livre, il te fera regagner ton monde.
- Merci beaucoup.

Même si elle pensait que cela la sauverait, Maya avait peur de sauter.
Lentement, elle avança vers le bord du gouffre. Juste avant de faire le dernier pas, elle se retourna. La foule était là, et attendait que la jeune fille fasse quelque chose.
Après un dernier regard terrorisé sur les pauvres personnages désespérés, Maya sauta dans le vide.

Elle tomba.
Tomba.
Tomba ...

Il n'y avait rien dans ce vide noir, pas de tourbillon de lumière, pas de sortie, rien, rien qui puisse faire rentrer Maya chez elle ou la retenir dans sa chute terrifiante.

Rien. La petite fille lui avait donc menti. Il n'y avait rien et il n'y aurait jamais rien.

Et rien ne put retenir Maya de pousser un dernier cri de désillusion tandis qu'elle comprenait que ce serait le dernier son qu'elle entendrait.


# Gepost op maandag 08 juni 2009, 13u40

Le rêve et le lac

Le rêve et le lac ... (petit texte écrit un soir)

U
n lac. Immense. Noyant sous ses eaux la moindre terre qui oserait se présenter devant lui. Presque infini. Abritant le reflet du Soleil le jour et celui des étoiles la nuit. Irrigant les plaines alentour lors de ses débordements. Accompagnant de manière parfaite la beauté des montagnes au milieu desquelles sont posées ses vagues. Paisible refuge pour les voyageurs égarés qui ne le craignent pas. Danger. Abris d'une créature sans pitié.
Un lac
. Alimenté par un fleuve.
Un fleuve.
Vulnérable ruisseau au départ, vénérable rivière défiant par sa grandeur l'océan dans lequel il se jette à l'arrivée. Voie empruntée par chaque poisson. Prenant sa source dans la plus haute montagne.
Une montagne.
Si haute qu'elle touche les étoiles, que son sommet se perd dans les brumes de l'infini. Née d'un sursaut de la Terre. Gravie cent fois par les hommes selon eux, une fois selon elle. Cent fois par des bêtes, une fois par un homme.
Homme dont les pas étaient caresses, dont la voix qui chantait pendant l'escalade était murmure de bonheur, dont la volonté était vent d'espoir, dont le doute était certitude, dont le bonheur était vrai, dont la force était naturelle, dont les mots qu'il adressait à l'univers étaient beauté, dont les rêves étaient... Rêves. Rêves, profond et respectables, pas désirs, futiles et égoïstes.
A
u sommet de la montagne, l'homme fit un rêve.
Au somme
t de la montagne, un rêve prit son envol.
Faible oisea
u né de la volonté d'un homme, il vola un court instant avant de retomber dans le fleuve qui l'emporta. Loin. Plus loin que le rêve n'aurait pu le faire seul.
A
u lac.
Dans la bar
que que lui avait faite l'homme par son imagination pour lui permettre d'avancer sur le fleuve, le rêve arriva au lac.
Rêve i
nsouciant et lac infini. Combat inégal s'il existe.
I
l existe. Le monstre. Gigantesque animal fait de muscles et de dents, tueur sans pitié.
Au
milieu du lac, le monstre se réveilla. Vit le rêve. S'avança vers lui. Ouvrit la bouche pour l'avaler, le dissoudre, le reléguer au rang de poussière.
Le rêve
se débattit.
Penda
nt un court instant fait de morceaux d'éternité, l'Univers hésita.
Basc
ula. Du côté du monstre.
L'homme n'a
vait souhaité que le bonheur. Le rêve anéantit, la vie devint cauchemar.
[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op maandag 08 juni 2009, 15u03

Gewijzigd op vrijdag 12 juni 2009, 08u38

Dix rêves pour un écrivain ...

Ce ne sont pas mes dix rêves. Mais comme Pierre Bottero a écrit les dix rêves d'un Marchombre et ceux d'un Petit, j'ai eu envie de faire ceux d'un écrivain... les voici :

-décrire la beauté parfaite en l'embellissant
- s'envoler dans le ciel puis revenir raconter son voyage
-
ressentir les sentiments les plus profonds et mettre des mots dessus
- écrire des poèmes à la Lune
- trouver l'inspiration d'un rayon de soleil
- rêver ses histoires et faire des histoires de ses rêves
- ne faire qu'un avec la courbe d'une phrase
-
rendre vivant un mot d'un simple murmure
- disposer du temps pour écrire jusqu'à l'éternité
- unir vivre et écrire en un seul mot

# Gepost op zondag 07 juni 2009, 07u07