Parce qu'il faut bien commencer par quelque chose ...

Parce que ma vie ne serait rien sans l'écriture...
Parce que je voulais montrer ce que j'écris ...
Parce qu'un blog c'était pratique...
j'ai créé ce blog.


Parce que je partage ma Voie avec d'autre...
Parce que Pierre Bottero nous relie...
Parce que Partage est un maître-mot des Marchombres...
je partage ce que j'écris.


Parce que la Vie Est Belle...
Parce qu'elle n'est rien sans le bonheur...
Parce qu'un visage est plus beau avec un sourire...
je vous souhaite de passer un bon moment sur mon blog.





Une pt'ite présentation ? Pas de problème !
Alors, je m'appelle Marianne, Marianne X sur certains sites, et j'ai 14 ans.
J'adore écrire, et sur ce blog je mettrai principalement des textes que j'ai écrit.
J'adore lire, aussi, en particulier Pierre Bottero, lisez ses livres si ce n'est pas déjà fait, votre vie va changer (et je ne rigole pas).
J'adore aussi beaucoup d'autre choses, mais si je commence à dire tout ce que j'aime on n'a pas fini...

= )

# Posté le jeudi 21 mai 2009 05:41

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 06:35

J'étouffe, je craque, j'explose

Un nouveau texte ...


*

Debout a
u milieu de la ville, l'homme est sur le point de défaillir.
Il
étouffe.
P
artout autour de lui, une fumée grise envahit tout l'espace. Avant ce jour, il n'y avait jamais prêté attention, mais aujourd'hui, c'en est trop.
Ce
tte fumée l'entoure, l'encercle, ne lui laisse aucune issue, car elle vient de partout. Voiture, usines, cigarettes, pollution ... Tout est fumée dans cette ville où vit l'homme. Et lui seul s'en est rendu compte.
Les aut
re gens passent, aspirent cette fumée, mais personne ne sens qu'elle va lui ronger le c½ur. Personne ne fait de commentaire, personne ne la désapprouve, personne ne se révolte. Chacun essaie de cohabiter avec sa noirceur.
Et pourtant, tous savent qu'un jour ce sera soit lui, soit elle.
Da
ns ses derniers instants, l'homme appelle. Personne ne lui répond. Alors, il cherche une autre aide, une aide qui viendrait de lui. Dans une lointaine partie de son âme, où le souffle noir n'est pas encore entré, il retrouve courage et espoir.
Et
il sait ce qu'il doit faire pour rester malgré la fumée.


Armé d'
une détermination que n'ont pas les autres personnes, l'homme fait ce qu'il aurait du faire depuis longtemps : il crie sa rage.
Il c
raque.
Il laisse
sortir la voix de la colère tapie au fond de lui, ensevelie sous les cendres depuis des années.
Et la fu
mée entend cette voix. Elle aussi craque. Autour de l'homme, comme des vagues prêtes à se briser, la fumée s'est stoppée net. Enfin il peut respirer. Enfin il peut vivre de nouveau.
Les pass
ants ont ralenti leur course effrénée contre le temps car, au fond, ils savent qu'ils ne pourront jamais le rattraper. Ils observent cet homme qui a su résister à leur ennemie à tous, leur ennemie de toujours et de jamais, leur ennemie qu'ils croyaient invisibles alors qu'on ne voyait qu'elle.
L'h
omme résiste, mais les passants se sont seulement arrêtés.
Petit à petit, ils pensent à repartir.
Alors, l
'homme agit pour les forcer à agir.


Dans sa ré
sistance contre la fumée, l'homme n'a fait qu'enclencher le processus d'action. Il sait qu'il doit finir, et le fait.
Il explose.
Puisant au fond de lui-même un mélange d'émotions, il tente de chasser la fumée. Ce ne sont pas violence, haine, douleur qu'il utilise, mais courage, espoir et détermination. La fumée continue à souffler ses relents noirâtres.
L'homme r
ésiste.
La f
umée se sent peu à peu faiblir.
L'h
omme se sent peu à peu grandir.
Dans
un dernier effort, il fait comprendre à son adversaire qu'elle va perdre. Inutile, elle le sait.
Alors, l
'homme lève les bras en signe de victoire, tandis que la fumée se dissout en petits nuages clairs.
Les pas
sants sourient. Ils ne passent plus, ils vont. Ils ne sont plus ignorants, ils savent. Ils ne respirent plus la fumée, ils se délectent d'air pur. Et tout cela, ils le savent, c'est grâce à cet homme. Un homme, un simple homme, que seule une chose différencie des autres : il a su oser. Sous l'influence de la fumée, les habitants de la ville avaient oublié ce verbe. Oser. Ne pas faire comme tout le monde. Être soi-même, simplement soi-même, pas un quelconque animal dans un groupe qu'on suit sans comprendre.
L'hom
me s'en est souvenu. Et il a gagné.

*
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# Posté le vendredi 18 septembre 2009 13:25

Dix rêves pour un écrivain ...

Ce ne sont pas mes dix rêves. Mais comme Pierre Bottero a écrit les dix rêves d'un Marchombre et ceux d'un Petit, j'ai eu envie de faire ceux d'un écrivain... les voici :

-décrire la beauté parfaite en l'embellissant
- s'envoler dans le ciel puis revenir raconter son voyage
-
ressentir les sentiments les plus profonds et mettre des mots dessus
- écrire des poèmes à la Lune
- trouver l'inspiration d'un rayon de soleil
- rêver ses histoires et faire des histoires de ses rêves
- ne faire qu'un avec la courbe d'une phrase
-
rendre vivant un mot d'un simple murmure
- disposer du temps pour écrire jusqu'à l'éternité
- unir vivre et écrire en un seul mot

# Posté le dimanche 07 juin 2009 07:07

La page trouée

Voici une nouvelle que j'ai écrite pour un concours. Bon, j'ai pas gagné mais je l'ai montrée à Pierre Bottero qui n'en n'a dit que du bien. si vous voulez lire les nouvelles gagnantes, c'est ici .

La page trouée


Par la lucarne du grenier de sa grand-mère, Maya regardait la pluie tomber. Elle poussa un soupir excédé : c'était bien la peine de passer les vacances à la campagne s'il pleuvait tout le temps. Elle se détourna de la fenêtre, et se souvint alors qu'il y avait au grenier une bibliothèque qui contenait des livres très anciens, et qui étaient souvent très intéressants. Elle s'en approcha.

Au milieu des ouvrages pleins de poussière, Maya trouva un énorme cahier dont les lignes étaient remplies d'une écriture manuscrite difficilement déchiffrable, sûrement celle d'un membre de sa famille.
Mais ce livre était abimé : un grand trou le traversait de part en part.
Maya s'en moquait. Elle s'assit sur une vieille chaise et commença à lire.
Elle s'arrêta : elle avait entendu son nom, murmuré par une voix lointaine. Troublée, elle se remit à sa lecture, mais la voix revint, plus forte cette fois-ci. Maya essaya de l'ignorer, mais la voix s'insinuait en elle comme un souffle glacé.

« Maya, disait la voix, Maya, aide-nous ... nous sommes prisonniers depuis si longtemps ... délivre-nous ... Maya ... Maya ... Sans toi nous sommes perdus ... viens Maya ... viens ... s'il te plaît ... »
La voix semblait tellement désespérée que la jeune fille, prise de pitié malgré la crainte, murmura :
- Comment puis-je vous aider ?
« C'est très simple, Maya, entre dans le trou de ce livre, et laisse-toi guider jusqu'à moi. »

Hésitante, elle commença par mettre sa main dans le trou. Puis elle y enfonça son bras, et le reste de son corps suivit.
Elle fut alors entraînée dans un tourbillon de lumière. Elle tourna, tourna, de plus en plus vite, puis soudain, fut expulsée de cet espace surnaturel et arriva sur une étendue d'herbe.

Un homme se tenait devant elle. Un homme ... presque un fantôme. Il était maigre à faire peur, et d'une pâleur cadavérique. Son visage était dévoré par les rides. Maya lui aurait donné au moins cent ans.
-Mademoiselle, lui dit-il, vous êtes Maya, c'est cela ? Celle qui va venir sauver mon peuple ? Celle que nous attendons tous ?
Sa voix, qui tremblotait légèrement, semblait désemparée.
-Oui Monsieur, je suis bien Maya, mais je ne sais pas si je vais pouvoir sauver quiconque. Mais d'abord, qui êtes vous ? Que se passe-t-il ici ?
-Je suis ... l'homme. Ici, vous êtes dans le monde d'un livre qui n'a jamais été fini. L'auteur est mort avant... et il ne m'a pas donné d'autre nom que "l'homme". Et à cause de la mort de notre auteur, ici, il ne se passe plus rien depuis cent cinquante ans, nos réserves de nourriture sont épuisées, nous mourons de faim mais ne pouvons mourir réellement. Nous vous avons appelée - grâce au trou du livre - car vous êtes la seule descendante directe de notre créateur. Vous seule pouvez nous sauver !
- Je comprends, mais je ne vois pas comment vous aider.
Cet endroit étrange angoissait Maya, et elle ne souhaitait pas y rester plus longtemps.
- Comment puis-je rentrer chez moi ? demanda-elle d'une voix faible.
- Vous voulez partir ? Il n'en est pas question ! répondit l'homme.

Il siffla un coup. Aussitôt, une foule d'hommes et de femmes squelettiques et visiblement épuisés par la vie se forma autour de lui.
Instinctivement, Maya se mit à courir, mais la foule se lança à sa poursuite. Les forces décuplées par la peur, la jeune fille accéléra.
Mais le souffle lui manquait. Elle devait ralentir, au risque d'être rattrapée.
Elle s'arrêta. Devant elle, plus d'herbe. Seulement du vide, noir comme un gouffre sans fond, et... une petite fille, assise au bord du trou.
- Tu voudrais rentrer chez toi ? demanda-t-elle à Maya d'une voix enfantine
- Oui. Tu saurais comment faire ?
- Oh, c'est simple, saute dans ce trou ! Il a le même usage que celui de ton livre, il te fera regagner ton monde.
- Merci beaucoup.

Même si elle pensait que cela la sauverait, Maya avait peur de sauter.
Lentement, elle avança vers le bord du gouffre. Juste avant de faire le dernier pas, elle se retourna. La foule était là, et attendait que la jeune fille fasse quelque chose.
Après un dernier regard terrorisé sur les pauvres personnages désespérés, Maya sauta dans le vide.

Elle tomba.
Tomba.
Tomba ...

Il n'y avait rien dans ce vide noir, pas de tourbillon de lumière, pas de sortie, rien, rien qui puisse faire rentrer Maya chez elle ou la retenir dans sa chute terrifiante.

Rien. La petite fille lui avait donc menti. Il n'y avait rien et il n'y aurait jamais rien.

Et rien ne put retenir Maya de pousser un dernier cri de désillusion tandis qu'elle comprenait que ce serait le dernier son qu'elle entendrait.


# Posté le lundi 08 juin 2009 13:40

Envol ...

Encore un autre texte...


« J'ai envie de m'envoler ».
Cet
te phrase tourne et retourne dans ma tête. Inlassablement.
J'ai envie de m'envoler.
L
e ciel m'a toujours fascinée. La nuit, j'aime regarder les étoiles. Le jour, ce sont les nuages, blancs, gris, toujours en mouvement, libres et légers.
J'
ai envie de m'envoler.
Les g
ens ne me connaissent pas. Je n'ai qu'une seule vraie amie avec qui je partage tout, les autres me prennent pour une fille normale et sans histoires. Ils pensent que je suis heureuse. Mais ils ne savent pas que mon sourire est feint, que ma joie ne dure que le temps du collège, que la nuit entend souvent mes larmes.
J'a
i trop de problèmes et pas assez de solutions. Et pourtant, j'en cherche, je me bats en moi-même pour en trouver, mais je n'y arrive pas.
S
i seulement je pouvais m'envoler...
Bi
entôt. Bientôt je m'envole. Demain. Quand ma décision est prise, je ne reviens pas dessus.
Le l
endemain, le ciel est gris. Je marche jusqu'à la falaise qui surplombe l'océan, puis jusqu'à l'endroit où elle s'arrête, et j'attends.
Je prends
une grande respiration. L'air sent la fraicheur des embruns salés. Bientôt je vais m'envoler.
Un sourire étend mes lèvres. Et pourtant quelque chose me retient encore.
«
Pas maintenant, attend ! » Mais pourquoi attendre ? J'ai tout ce dont j'ai besoin pour voler.
La lég
èreté. Avec le bonheur, j'ai perdu l'appétit. Et quelques kilos.
Le v
ent. Il joue avec mes cheveux et me pousse vers l'océan.
Me
s ailes. Elles sont là. Dans mon dos.
Un cai
llou tombe dans la mer. Ai-je vraiment des ailes ?
Je doute à présent ! Mais non, je ne peux pas renoncer au dernier moment !
Tant
pis, je tends les bras, gonfle mes poumons et mets mes doutes de côté. Je sens le vent arriver. Je vais enfin m'envoler. Je vais...
« Tu ne pe
ux pas voler, tu n'as pas d'ailes. »
Il
a parlé en même temps que mes doutes. Juste à temps.
Je
recule et me retourne, le c½ur battant.
Il est
là, debout dans l'herbe. Lui. L'ami du cousin de ma meilleure amie. Je l'ai déjà croisé au collège. Il a de très beaux yeux. Des yeux qui me parlent. Viens, n'aie pas peur.
Un
rayon de soleil passe à travers les nuages.
Je suis à côté de Lui.
« Merci » Pas plus audible qu'un murmure mais il a compris.
Son visage est à quelques centimètres du mien, son souffle me caresse. Ni moi ni lui ne bouge. Nous savons la vérité mais avons peur de l'admettre. Nous attendons que l'autre en fasse une certitude pour l'avouer.
Je
sens un papillon sur mes lèvres. Léger, si léger, si doux.
Ça y
est.
Je
m'envole.
A
vec Lui, cette fois.
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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 06:52

Modifié le lundi 10 août 2009 06:30